-- l'endocarde: c'est une mince membrane qui tapisse la face interne des quatre cavités cardiaques et qui se prolonge par l'intima des gros vaisseaux.
-- le myocarde: c'est le tissu musculaire du coeur dont l'épaisseur dépend de la fonction des cavités. Mince au niveau des oreillettes, il est particulièrement épais au niveau ventriculaire.
-- le péricarde: c'est une enveloppe séreuse externe du coeur constituée de deux feuillets : l'un viscéral, adhérant au myocarde ; l'autre pariétal : l'épicarde. L'espace péricardique, entre les deux feuillets, contient une faible quantité de liquide (50 à 75 ml) pour faciliter les mouvements du coeur.
Les tuniques du coeur
Les teneurs en eau de différents organes d’un corps humain adulte
L’eau est le principal constituant du corps humain. La quantité moyenne d’eau contenue dans un organisme adulte est de 65 %, ce qui correspond à environ 45 litres d’eau pour une personne de 70 kilogrammes.
La teneur totale en eau du corps humain dépend de plusieurs facteurs. Elle est fonction de la corpulence : plus une personne est maigre, plus la proportion d’eau de son organisme est importante. Elle dépend également de l’âge : elle diminue avec les années, car plus les tissus vieillissent, plus ils se déshydratent, l’eau étant remplacée par de la graisse.
À l’intérieur de l’organisme, l’eau n’est pas répartie uniformément. Sa concentration varie d’un organe à l’autre, de 1 % dans l’ivoire des dents à 90 % dans le plasma sanguin. Outre le sang, les organes les plus riches en eau sont le cœur et le cerveau.
Le corps humain ne peut pas stocker l’eau. En effet, l’organisme élimine en permanence de l’eau via les excrétions (principalement l’urine), la respiration (au moment de l’expiration), et surtout la transpiration. Les quantités d’eau ainsi perdues varient en fonction des conditions atmosphériques et des activités : plus la chaleur et/ou l’activité physique sont importantes, plus la transpiration est abondante. L’homme doit donc chaque jour subvenir à ses besoins en eau, en buvant, et en mangeant car les aliments en contiennent beaucoup. La respiration apporte également de l’eau mais pour une faible part. Pour maintenir l’organisme en bonne santé, les pertes en eau doivent toujours être compensées par les apports. La soif est d’ailleurs un mécanisme par lequel l’organisme " avertit " qu’il est en état de déshydratation et c’est pourquoi il n’est pas bon d’attendre d’avoir soif pour boire.
La quantité globale d’eau nécessaire à un adulte de taille moyenne, vivant en région tempérée et ne fournissant pas d’effort physique particulier, est d’environ 2,5 litres par jour dont environ 1 litre est apporté par les aliments et 1,5 litre par les boissons. Sans apport d’eau d’aucune sorte, il ne peut vivre plus de deux ou trois jours ; s’il boit sans manger, il peut survivre environ quarante jours, à condition de ne fournir aucun effort.
La plus grande part de toute l’eau de l’organisme siège à l’intérieur des cellules. Une autre partie occupe l’espace intercellulaire, servant de réserve aux cellules et aux vaisseaux sanguins. Le reste est contenu dans le sang et la lymphe, et circule en permanence dans tout l’organisme.
Outre d’être le constituant essentiel des cellules, l’eau remplit plusieurs fonctions :
- elle participe aux nombreuses réactions chimiques dont le corps humain est le siège,
- elle assure le transit d’un certain nombre de substances dissoutes indispensables aux cellules,
- elle permet l’élimination des déchets métaboliques,
- elle aide au maintien d’une température constante à l’intérieur du corps.
Au moment de la digestion, outre l’eau apportée par les boissons et les aliments ingérés, l’organisme fournit lui-même plusieurs litres d’eau à l’estomac et à l’intestin grêle pour faciliter la circulation et la digestion des aliments. En fin de digestion, une faible proportion de toute cette eau descend dans l’intestin qui l’élimine avec les résidus de la digestion sous la forme de fèces. Mais la plus grande part traverse les parois de l’intestin grêle et du colon pour aller rejoindre le sang et la lymphe, qui la transportent dans tout l’organisme, notamment vers les reins, la peau et les poumons, les principaux organes par lesquels elle sera ensuite éliminée de diverses manières :
- les reins filtrent le sang : ils retiennent les déchets métaboliques qu’il contient en vue de leur élimination par l’urine,
- les glandes dites sudoripares situées dans la peau "puisent" l’eau des capillaires sanguins qui les entourent, sous la forme d’une urine très diluée qui est ensuite éliminée par les pores cutanés sous la forme de sueur ; lorsqu’il fait chaud, la sueur, qui produit du froid en s’évaporant, permet de réguler la température corporelle,
- à chaque expiration, les poumons rejettent de l’air qui contient de la vapeur d’eau.
Une équipe de chercheurs français a découvert dans la salive une nouvelle molécule qui a le pouvoir de diminuer la douleur en agissant sur les cellules nerveuses de la moelle épinière. Cette molécule, baptisée opiorphine, a été testée sur des rats : son efficacité est réelle, puisque 1 mg d'opiorphine a le même effet que 3 mg de morphine ! On pourrait donc disposer d'un puissant analgésique (anti-douleur), aussi efficace que la morphine (voire plus), sans ses effets secondaires lourds. Il faudrait pour cela soit stimuler la production d'opiorphine par l'organisme, soit la synthétiser (c'est-à-dire la reproduire artificiellement). Vulgaris décline toute responsabilité quant à une utilisation de cette encyclopédie autre que purement informative. Vulgaris-Médical http://www.vulgaris-medical.com
On a longtemps cru et dit que le raisin était, du fait de sa contenance en sucre entre autres, responsable de caries dentaires. Le congrès 2005 de la société américaine de microbiologie nous affirme le contraire. En effet, grâce à l'acide oléanolique contenu dans le raisin, les bactéries n'ont qu'à bien se tenir. Les principaux germes mis en cause sont le Streptococcus mutans et Porphyromonas gingivalis, deux brigands de nature infectieuse présents dans la cavité buccale et fortement impliqués dans la survenue des caries dentaires pour le premier et des affections parodontales (atteintes des structures molles qui soutiennent les dents) pour le deuxième. Il semble que des concentrations de 5 à 1000 µg par millilitre d'acide oléanolique soient efficaces pour lutter contre ces bactéries. D'autre part, une concentration de 30 µg par millilitre inhibe la fixation (responsable de la plaque dentaire constituée d'un microfilm de bactéries) de Streptococcus mutans sur l'émail des dents provenant d'une alimentation sucrée à l'origine d'acide facilitant l'érosion de cet émail... Cette actualité médicale est de saison, les vendanges ont lieu à la fin de l'été. De là à conseiller de manger du raisin à la fin de repas, pourquoi pas ?
Une équipe de chercheurs japonais s'est penchée sur les effets de la consommation de chocolat noir chez des adultes. Pour cela, ils ont constitué 2 groupes de volontaires, auxquels ils ont demandé de manger 550 mg de chocolat chaque jour pendant 2 semaines. Le 1er groupe a mangé du chocolat noir, le 2ème groupe du chocolat blanc. L'analyse de différents marqueurs a démontré l'effet bénéfique du chocolat noir sur le système cardio-vasculaire : ceci est dû à sa richesse en flavonoïdes, dont le chocolat blanc est dépourvu. La conclusion de cette étude est que la consommation régulière de chocolat noir améliore la circulation sanguine coronarienne.
Copyright 2005 Dr Martzolff Richard (Encyclopédie médicale Vulgaris) Trois virus parainfluenzae principaux sont à l'origine d'un certain nombre d'infections de l'appareil respiratoire allant du rhume banal à la pneumonie ressemblant à la grippe en passant par la forme grave la plus fréquente qui est la laryngite fébrile. Les virus paramyxovirus sont classés en quatre types semblables sur les plans structurel et biologique mais différents quant à la gravité des pathologies qu'ils sont susceptibles d'entraîner. Les infections dues au virus parainfluenzae et tout particulièrement au type 3 surviennent habituellement toute l'année. Les types 1 et 3 sont à l'origine de laryngite et de laryngotrachéobronchite (inflammation du larynx et des bronches), survenant par épidémies chez les enfants en automne et sont plus préoccupantes que les autres. Chez l'adulte, l'immunité conférée par ces virus explique la faible gravité de la maladie. Néanmoins, des surinfections secondaires peuvent se produire avec la même variété de virus et tout particulièrement avec les parainfluenzae de type 1 et 3. Les infections à type 1 et 3 surviennent essentiellement dans les collectivités comme les crèches, les hôpitaux, les écoles, les orphelinats etc. Elles sont plus fréquentes au cours de la première enfance. Le type 1 et 2 provoquent chez l'enfant des épidémies de laryngite aiguë striduleuse. À laryngite striduleuses se caractérise par des accès d'étouffement pendant la nuit. À cela s'associe une toux roque (ressemblant à l'aboiement d'un chien) avec des sifflements lorsque l'enfant inspire (l'air a du mal à entrer dans les poumons). Et une cyanose (insuffisance d'oxygénation des tissus se traduisant par une coloration bleuâtre de la peau dans les cas les plus graves). Le type survient par endémie. Une endémie est la persistance dans une région d'une maladie en particulier frappant une grande partie de la population. L'épidémie peut régner de façon constante dans cette région ou y revenir à des époques précises. Cette variété d'endémie est particulièrement contagieuse et survient en toute saison, touchant un nombre élevé d'enfants pendant la première année de la vie. Le type 4 est à l'origine d'infection relativement modérée de l'appareil respiratoire. Le temps incubation est variable et dépend du type du virus qui infecte. Il est habituellement de 24 à 48 heures pour le type 3, et peut avoir une durée de quatre à cinq jours pour le type 1. L'infection à virus parainfluenzae s'accompagne d'une hyperthermie (élévation de la température) L'atteinte des voies respiratoire se différencie de la grippe ou d'autres affections d'origine virale susceptible de survenir chez des enfants du même âge. La présence d'une rhinite (inflammation dunez) est modérée et permet d'effectuer cette différenciation. Évolution est directement dépendante de l'intensité de l'hyperthermie (qui peut être absente ou parfois durer deux ou trois jours). Elle est associée à la présence de malaises. Généralement cette élévation de température ne dépasse pas 38° centigrades, bien qu'il soit possible d'assister à des pics de température autour de 40° centigrades. En cas d'atteinte des voies respiratoires basses (poumons) et de la partie inférieure du pharynx, la fièvre est généralement constante durant une semaine, pouvant même réapparaître par la suite. Une dysphonie (difficulté à émettre des sons) ainsi qu'une laryngite (inflammation du larynx) prédomine dans la majorité des cas. Des douleurs du pharynx, généralement modérées, sont associées à une toux le plus souvent sèche au début de la maladie. La laryngotrachéobronchite (inflammation du larynx, de la trachée, et des bronches) est l'affection la plus grave et la plus dangereuse particulièrement chez l'enfant et nécessite une hospitalisation. La bronchite (inflammation des bronches) et la pneumonie (atteinte des poumons) sont particulièrement susceptibles de survenir en cas d'atteinte par le virus parainfluenzae de est de type 3, surtout chez l'enfant. Les complications susceptibles de survenir lors de cette évolution peuvent être d'origine bactérienne mais elles sont rares. Néanmoins, les infections à virus parainfluenza sont quelquefois à l'origine de complications de l'appareil pulmonaire à type d'asthme ou de bronchite chronique voire de bronchiolites (maladies obstructives diffuses diverses appelées également bronchiolites oblitérantes).